La Rovab

La Rovab est une danse bi-millénaire puisqu'on en trouve trace dès l'antiquité grecque. Présente également au Moyen-Âge, entre les tréteaux des foires, elle se développe partout dans le monde, même si elle prend des formes très singulières.
Depuis un siècle environ, on relève de nombreuses variantes, notamment en termes d'intensité des mouvements, de durée. Elle se pratique différemment selon l'âge et la fougue des danseurs. Il arrive que les mains de ces derniers s'agitent avec plus d'ardeur, entamant un rythme binaire et lançant cris et interjections de satisfaction. Selon l'enthousiasme des danseurs, la Rovab peut, alors qu'elle est d'abord dansée assis, se poursuivre debout.
Cette danse a connu des dérives regrettables, avec jetée de tomates, ou plus délicat, lancée de bouquets de roses, ces projections traduisant à chaque fois l'entrain manifeste des danseurs. Rudolph Noureev et Margot Fonteyn, qui ont assisté à de très nombreux rituels de Rovab, parfois endiablés, ont eu l'occasion, en 1964, de la voir dansée 89 fois en continu, après le passage mystérieux d'une volée de cygnes noirs et blancs.


Cette danse nous a été rapportée par Anne Décoret-Ahiha, anthropologue et consultante.


A Albertville, la Rovab s'accomplit d'une manière plutôt sophistiquée, sur 4 temps, du fait sans doute des effets oxygénants de l'air savoyard : 
 
 
Une autre version, filmée à Saint Herblain :